Des tirs d'artillerie font des blessés palestiniens dans l'est de la ville de Gaza
Un second obus a incendié une maison près du carrefour d'al-Sanafour, dix mois après le début d'un cessez-le-feu sous lequel 1 262 personnes ont été tuées.

Les services d'urgence et d'ambulance de Gaza ont indiqué que des tirs d'artillerie israéliens avaient fait des blessés parmi les Palestiniens dans le quartier d'al-Tuffah, à l'est de la ville de Gaza, lundi, s'abattant sur un secteur situé en dehors des zones tenues par les forces israéliennes dans le cadre du cessez-le-feu.
Ils ont précisé qu'un autre obus avait touché une maison près du carrefour d'al-Sanafour, dans le même quartier, et y avait déclenché un incendie. Aucun chiffre n'a été communiqué sur le nombre de blessés.
Des sources locales ont fait état de deux frappes aériennes israéliennes sur des secteurs situés à l'est de la ville de Gaza aux mêmes heures, ainsi que de tirs d'hélicoptères israéliens au-dessus de cette zone et de bombardements d'artillerie sur des secteurs au sud de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza.
Ce sont les dégâts causés aux habitations qui portent le plus loin. Un quartier de l'est de la ville de Gaza ne dispose que de très peu d'abris disponibles pour absorber la perte d'une maison encore debout : l'incendie déclenché par un seul obus jette ainsi une famille dans un marché locatif et une file d'attente de l'aide qui étaient déjà saturés avant qu'elle ne brûle.
Les chiffres publiés par le ministère palestinien de la Santé établissent le bilan depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre 2025, à 1 262 personnes tuées et 4 168 blessées. Par ailleurs, 808 corps ont été retrouvés et sont comptabilisés séparément des personnes tuées dans de nouvelles attaques.
Le décompte cumulé du ministère depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023, s'établit à 73 391 personnes tuées et 174 280 blessées.
Rapporté aux dix mois d'application de l'accord, le chiffre du cessez-le-feu témoigne moins de son effondrement que de son mode de fonctionnement : le cadre tient sur le papier tandis que le décompte qui court en dessous continue d'avancer, et les bombardements de lundi s'ajoutent à un total qui s'accumule régulièrement depuis octobre, sans marquer de rupture avec lui.