Berri promet des poursuites contre Israël pour crimes de génocide
Le président du Parlement rejette l'accord-cadre de juin et met en garde contre les divisions internes alors que les négociations se poursuivent.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a déclaré lundi que le pays ne renoncerait pas à son droit d'engager des poursuites judiciaires contre Israël. Il a évoqué les crimes de génocide qui auraient été commis sur le territoire libanais, lors d'un discours prononcé à l'occasion d'un anniversaire important.
Berri s'exprimait lors de la commémoration du quarante-huitième anniversaire de la disparition de Musa al-Sadr. Le religieux chiite, fondateur du mouvement Amal, a disparu en Libye en 1978 et son sort demeure inconnu à ce jour.
Le président du Parlement a souligné que la confrontation du Liban avec Israël exige une approche nationale unifiée, exempte de calculs confessionnels. Il a averti que la cible n'était pas tel ou tel groupe, mais le Liban lui-même, son unité et sa paix civile.
Il a explicitement rejeté l'accord-cadre de juin et mis en garde contre des négociations directes menées sous le feu. Berri s'est demandé ce qu'avaient apporté sept cycles de discussions, relevant que les zones occupées s'étaient étendues et que les destructions avaient augmenté, tout comme le nombre de martyrs.
L'agression israélienne a fait plus de quatre mille morts et plus de douze mille blessés depuis mars. Plus d'un million de personnes ont été déplacées, tandis qu'Israël continue d'occuper des zones du sud du Liban et d'y étendre sa présence.
Un huitième cycle de négociations directes est attendu en Italie en septembre. Le précédent s'était achevé sans accord sur l'élargissement des zones de retrait, alors que l'accord conclu sous médiation américaine prévoit un retrait israélien par étapes et le déploiement de l'armée.