Un médecin gazaoui détenu dénonce des violences en prison israélienne
Physicians for Human Rights affirme que Hussam Abu Safiya subit coups et menaces, détenu sans inculpation depuis fin 2024.

Le Dr Hussam Abu Safiya a déclaré cette semaine à son avocat que les gardiens de prison israéliens continuaient de le frapper. Ce pédiatre, ancien directeur médical de l'hôpital Kamal Adwan, dans le nord de Gaza, a fait état de ces sévices lors d'une récente rencontre. Il a affirmé que les autorités le menaçaient pour l'empêcher d'évoquer ses conditions de détention.
Abu Safiya a été enlevé par Israël et est détenu sans inculpation depuis décembre 2024. Physicians for Human Rights a rendu publics des détails sur le traitement qui lui est réservé, à partir des déclarations de son conseil juridique. L'organisation a mis en avant les graves violences physiques infligées à ce soignant durant son incarcération.
Les gardiens le frapperaient à différentes parties du corps, y compris des zones sensibles. Les coups sont portés avec les mains, les pieds et des matraques, selon le communiqué de l'organisation. Ces actes constituent une pratique systématique d'abus visant à faire taire le médecin sur ses conditions de vie actuelles dans l'établissement.
En juillet, plusieurs experts des Nations unies ont réclamé la libération immédiate d'Abu Safiya. Ils ont également exigé la libération de tous les soignants maintenus dans ce qu'ils ont qualifié de détention arbitraire. Les experts ont averti que ces détentions traduisaient une stratégie plus large visant systématiquement les professionnels de santé palestiniens.
Parmi ces experts indépendants figuraient les rapporteuses spéciales Francesca Albanese et Tlaleng Mofokeng. Morris Tidball-Binz et Ben Saul se sont joints à cet appel commun. Ils ont estimé que la détention de personnes sans procès violait les principes fondamentaux du droit international humanitaire et des droits humains.
Les détenus sont maintenus en vertu de la loi israélienne sur les combattants illégaux, que les experts avaient déjà signalée. Ils ont relevé que ce texte était incompatible avec les cadres juridiques internationaux établis. Cette détention prolongée vise à imposer des conditions menant à la destruction mentale et physique de la population palestinienne de la région.
Le Dr James Smith, urgentiste ayant travaillé bénévolement à Gaza, soutient ces appels. Il plaide pour la libération immédiate de l'ancien directeur de l'hôpital. Ce cas met en lumière les inquiétudes persistantes quant au traitement du personnel médical et à la destruction du système de santé de Gaza par les forces d'occupation.