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Des blessés de Gaza réclament l'ouverture des évacuations médicales

Les patients demandent la réouverture des points de passage, les retards menaçant leurs membres et leur vie dans un système de santé détruit.

Des blessés de Gaza réclament l'ouverture des évacuations médicales

Des Palestiniens blessés dans la bande de Gaza ont de nouveau réclamé lundi la réouverture des points de passage pour les évacuations médicales. Ils ont averti que les retards prolongés dans l'accès à des soins spécialisés à l'étranger mettent leur vie et leurs membres en danger croissant, dans un contexte de blocus israélien persistant sur l'enclave.

Les blessés ont manifesté devant le complexe médical Nasser à Khan Younis, dans le sud de Gaza. Ils ont demandé l'autorisation de se rendre à l'étranger pour des opérations chirurgicales, de la rééducation et des traitements qui ne sont plus disponibles de manière adéquate sur le territoire. Cette situation fait suite à la destruction d'une grande partie du système de santé pendant le conflit.

Les manifestants ont affirmé que leurs souffrances s'aggravent de jour en jour. C'est particulièrement vrai pour les personnes gravement blessées, amputées, ou dont l'état nécessite des prothèses ou des soins spécialisés. Plus de 21 800 patients à Gaza ont un besoin urgent d'évacuation médicale et de soins spécialisés à l'heure actuelle.

Abdullah Abu Saleha, blessé à trois reprises pendant la guerre, a déclaré que la manifestation visait à réclamer des droits fondamentaux. Il a souligné qu'au premier rang de ceux-ci figure l'accès aux soins hors de la bande de Gaza. Il a relevé que certains patients ont un besoin urgent d'opérations et de prothèses actuellement indisponibles à Gaza.

Selon Abu Saleha, les retards dans la prise en charge des amputés peuvent entraîner de graves complications et un handicap accru. Il a expliqué que l'état des patients blessés sous le genou peut se détériorer considérablement. Cela peut aller jusqu'à rendre nécessaire une amputation au-dessus du genou, faute de soins dispensés à temps.

Il a insisté sur le fait que les blessés ne demandent pas la charité, mais le respect de leurs droits fondamentaux. Mohammad Mataou Dib Abdel Razek a lui aussi décrit de graves complications médicales depuis sa blessure. Il a appelé l'Organisation mondiale de la santé à donner la priorité aux cas critiques et à permettre aux Palestiniens blessés de partir pour recevoir les soins dont ils ont un besoin urgent.

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