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Des ONG pressent le Congrès d'abandonner le pacte techno USA-Israël

Cinquante-six organisations de défense des droits alertent : une intégration militaire plus poussée met en danger les intérêts américains et normalise les violations à Gaza.

Des ONG pressent le Congrès d'abandonner le pacte techno USA-Israël

Cinquante-six organisations de défense des droits civiques et de plaidoyer ont demandé jeudi au Congrès de retirer une disposition du projet de loi de défense. La lettre vise l'article 219 du National Defense Authorization Act 2027, qui renforce les liens en matière de technologie militaire entre Washington et Tel-Aviv.

La disposition a été adoptée par la Chambre des représentants en juillet et attend désormais l'aval du Sénat. Elle vise à créer des cadres pour des coentreprises et des partenariats de coproduction. Ses détracteurs affirment que cette mesure ouvre à Israël de nouveaux et dangereux leviers d'influence au sein de l'écosystème américain des technologies de défense.

Parmi les signataires figurent Amnesty International et la National Lawyers Guild, aux côtés d'organisations arabes et juives. Ils condamnent les violences en cours à Gaza et les attaques de colons en Cisjordanie. Ces violations du droit international devraient, selon eux, empêcher tout élargissement de la coopération militaire.

Le républicain Thomas Massie et le démocrate Ro Khanna avaient déjà tenté de supprimer la clause. Leur amendement a été rejeté à la Chambre. La version du Sénat diffère légèrement : elle exige une consultation continue avec le ministre israélien de la Défense plutôt que la simple désignation d'un agent exécutif.

Les sénateurs Kirsten Gillibrand et Ted Budd ont présenté ce texte bipartisan. Il vise à intégrer de façon permanente les avancées militaires dans des domaines comme l'intelligence artificielle et la cyberguerre. Ce basculement ferait passer Israël du statut de bénéficiaire d'aide à celui de partenaire à part entière, ayant voix au chapitre dans les mécanismes de sécurité américains.

Le groupe de pression A New Policy avertit que l'initiative expose des capacités sensibles à des risques de contre-espionnage. Il estime qu'elle nuit à la sécurité nationale et soustrait au regard du public la poursuite de ce soutien. Les parlementaires doivent négocier un compromis avant que le texte final n'arrive sur le bureau du président Donald Trump pour signature.

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