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Politique

L'Iran promet de riposter si Israël attaque la crête d'Ali al-Taher

Téhéran a transmis son message via Oman, alors que les colons multiplient les incursions en Cisjordanie.

L'Iran promet de riposter si Israël attaque la crête d'Ali al-Taher

L'Iran a averti Washington qu'il lancerait une attaque de représailles de grande ampleur si Israël menait une offensive à grande échelle sur la crête d'Ali al-Taher, dans le sud du Liban. Trois responsables informés du message ont déclaré à Reuters que Téhéran avait transmis cet avertissement par l'intermédiaire d'Oman à la mi-août. Ce site stratégique reste un point focal des tensions régionales et d'une possible escalade militaire entre acteurs étatiques et non étatiques au Levant.

Un troisième responsable a indiqué que la pression des États-Unis avait conduit Israël à reporter un assaut sur cette crête d'importance stratégique. Plus d'une dizaine de membres du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien, dont au moins deux officiers supérieurs, s'y seraient réfugiés aux côtés de combattants du Hezbollah. Deux responsables ont confirmé cette présence, mais le Hezbollah n'a ni confirmé ni démenti que ses forces accueillent ces militaires iraniens dans leurs positions.

Les forces israéliennes occupent actuellement un territoire au sud d'Ali al-Taher et ont fait de la crête une priorité opérationnelle. Un responsable au fait de la situation a déclaré qu'Israël avait tenté d'assiéger ceux qui s'y trouvent et d'intercepter les drones acheminant nourriture et eau. Ces manœuvres tactiques visent à isoler les défenseurs et à réduire leurs capacités logistiques, tout en maintenant un bouclage serré autour de la colline disputée.

Le Hezbollah a affirmé contrôler toujours la colline et faire face à toute avancée israélienne dans le secteur. Son bureau des médias a indiqué que l'Iran considère toute action israélienne au sol dans le sud du Liban, en particulier une expansion territoriale, comme une violation majeure de l'accord d'Islamabad. Cette référence renvoie au mémorandum américano-iranien de juin, qui prévoyait un cessez-le-feu au Liban et qu'Israël continue de violer en attaquant la zone.

La Maison-Blanche a rejeté ce récit de l'avertissement iranien, affirmant que l'information n'est pas exacte. Malgré ce démenti diplomatique, le dispositif militaire autour de la crête reste tendu. L'importance stratégique du lieu continue d'attirer l'attention internationale, alors que les puissances régionales composent avec des alliances complexes et des préoccupations sécuritaires, sur fond de conflits en cours et de cessez-le-feu fragiles dans l'ensemble du Moyen-Orient.

En Cisjordanie, des colons israéliens armés ont commencé à effectuer régulièrement des randonnées d'exploration non autorisées dans le village de Qira, à Salfit. Ils inspectent des sites anciens et leur attribuent des noms hébreux, signe avant-coureur d'une expansion territoriale. L'un des fondateurs a déclaré que là où se pose le pied du randonneur passera la frontière. Cette trajectoire fait écho aux violences de Tell, où quatre Palestiniens ont été tués après que des incursions similaires de colons y ont récemment provoqué des affrontements meurtriers.