Israël promet de retirer la nationalité aux réalisateurs de NAZA
Les cinéastes font face à une vive réaction de l'État après avoir révélé l'usage militaire de l'IA à Gaza lors de la première au Festival de Venise.
Des responsables israéliens ont promis de déchoir les cinéastes Yuval Abraham et Rachel Szor de leur citoyenneté suite à la diffusion initiale de leur documentaire NAZA. Le film révèle l'utilisation par l'armée israélienne de logiciels d'intelligence artificielle pour tuer systématiquement des civils à Gaza, déclenchant une violente réaction politique de la part des dirigeants de l'État.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a partagé une vidéo où il qualifie le documentaire d'antisémite dans une déclaration publique. Les forces israéliennes ont également publié plusieurs communiqués affirmant que les faits exposés dans le film sont faux. Ce rejet officiel marque une escalade significative de la réponse de l'État face à ce travail critique.
Le documentaire a été présenté en première au Festival du film de Venise, où il a reçu une ovation debout de vingt-cinq minutes. Cette durée a battu le record du Festival pour de tels applaudissements, indiquant un fort accueil international malgré la controverse. Cet engouement souligne l'attention mondiale croissante portée aux allégations présentées par les réalisateurs.
Yuval Abraham et Rachel Szor sont des réalisateurs israéliens qui ont dirigé la production de ce projet controversé. Leur travail détaille comment les algorithmes militaires sont utilisés pour cibler des individus dans la zone de conflit. La révélation de ces pratiques systématiques a attiré de vives critiques de la part de personnalités gouvernementales cherchant à sanctionner les créateurs.
La promesse de révoquer la citoyenneté représente une mesure sévère contre des citoyens produisant des contenus critiques. Elle souligne la tension entre les récits de sécurité de l'État et l'enquête journalistique ou artistique sur les opérations militaires. Les responsables maintiennent que les informations présentées sont inexactes, tandis que les cinéastes campent sur leurs conclusions d'enquête.
Cette évolution survient dans un contexte de tensions régionales plus larges impliquant des actions militaires dans les zones voisines. L'attention reste focalisée sur les allégations spécifiques concernant l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les décisions de ciblage. La communauté internationale continue d'observer les ramifications juridiques et politiques pour les réalisateurs alors que le débat s'intensifie.