Malouines : des ministres israéliens veulent sanctionner Londres
Ben Gvir et Smotrich exigent la reconnaissance de la souveraineté argentine, alors que Londres prépare une interdiction du commerce avec les colonies.

Itamar Ben Gvir a appelé Israël à reconnaître les îles Malouines comme un territoire argentin. Il a demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu d'imposer des sanctions à la Grande-Bretagne. Cette initiative intervient sur fond de tensions croissantes autour des politiques britanniques visant les colonies israéliennes en Cisjordanie.
Ben Gvir a déclaré que l'État devait reconnaître publiquement que ces îles sont sous occupation. Il a décrit l'action britannique comme un vol violent commis contre le peuple argentin. Le ministre a réclamé un revirement diplomatique immédiat en faveur des revendications historiques de l'Argentine sur cet archipel de l'Atlantique Sud.
Ces propos apparaissent comme une réponse directe aux annonces que prépare la Grande-Bretagne. Londres doit dévoiler une interdiction du commerce des produits issus des colonies israéliennes. Cette mesure attendue a suscité de vives mises en garde de hauts responsables du gouvernement israélien actuel.
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar avait auparavant averti qu'Israël riposterait si la Grande-Bretagne agissait contre lui. Il a souligné que toute mesure hostile de Londres se heurterait à des mesures réciproques de Jérusalem. La brouille diplomatique s'est aggravée depuis qu'Andy Burnham est devenu Premier ministre en juillet.
Burnham n'a pas parlé à son homologue israélien depuis son entrée en fonction cet été. Selon des informations de presse, il a récemment exposé ses projets de sanctions au président américain Donald Trump. L'administration Trump s'opposerait à l'approche britannique des dossiers liés au conflit en cours au Moyen-Orient.
Le président argentin Javier Milei a récemment déclaré que la souveraineté de son pays avait été violée. Il a promis de défendre avec fermeté les intérêts nationaux, quelles que soient les réactions internationales. Milei a également menacé de sanctions les compagnies pétrolières qui forent près du territoire disputé des îles Falkland.
Trump a laissé entendre la semaine dernière qu'il ne soutiendrait pas la Grande-Bretagne si l'Argentine envahissait les îles. Cette position s'ajoute à la pression croissante exercée sur le Royaume-Uni sur plusieurs fronts. La majorité des trois mille six cents habitants soutient aujourd'hui la souveraineté britannique dans la région.
Le Foreign Office britannique n'a pas répondu aux demandes de commentaire avant la publication. Les deux pays continuent de revendiquer la souveraineté sur cet archipel stratégique de l'Atlantique Sud. La situation reste instable, les canaux diplomatiques peinant à contenir efficacement l'escalade des tensions bilatérales.