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Des soldats accusent un officier d'avoir exécuté une femme âgée à Rafah

Selon ces témoignages, l'officier a abattu une détenue fragile après un appel téléphonique et a invoqué les ordres d'un supérieur, promu depuis.

Des soldats accusent un officier d'avoir exécuté une femme âgée à Rafah

Des soldats israéliens ont témoigné qu'un officier avait exécuté une femme palestinienne âgée et malade lors de son évacuation de Rafah, dans le sud de Gaza. L'incident s'est produit en mai 2024 alors que le 50e bataillon de la brigade Nahal menait des opérations terrestres. Les témoins décrivent la victime comme frêle et ne représentant aucune menace pour les troupes engagées dans la campagne militaire.

La femme a été arrêtée seule pendant les opérations et placée dans un Humvee militaire. Elle était menottée, les yeux bandés et accompagnée par trois soldats. Lors du transport vers la frontière, le convoi s'est arrêté après que l'officier accompagnateur eut reçu un appel téléphonique. Il a extrait la femme vulnérable du véhicule et l'a tuée avant de repartir.

Lorsque les jeunes soldats lui ont demandé pourquoi il avait commis cet acte, l'officier a affirmé avoir suivi les directives de son supérieur. Le commandant cité est le major Menahem « Mandy » Yisri, également connu sous le nom de Lasri, qui servait comme commandant adjoint du 50e bataillon. Cette explication soulève des questions de responsabilité hiérarchique mises en lumière par les témoignages recueillis concernant la chaîne de commandement.

Cet événement s'ajoute à un sombre bilan d'atrocités présumées liées à Yisri. Un rapport précédent a révélé qu'il avait attaché une ceinture explosive autour du cou d'un homme palestinien de quatre-vingts ans. L'homme âgé a été utilisé comme bouclier humain avant d'être laissé dans une zone de combat avec sa femme. D'autres soldats ont ensuite abattu le couple peu après leur libération de captivité.

Malgré ces allégations graves, Yisri a reçu une promotion peu après l'incident et a intégré des cours de commandement d'élite. Il a poursuivi des études supérieures financées par les forces armées. Cette avancée de carrière suggère une culture d'impunité entourant les violations présumées. Bien qu'une enquête ait été annoncée pour l'affaire antérieure du bouclier humain, les soldats affirment que personne n'a encore été interrogé.