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Une frappe israélienne sur un quartier général de la police à Gaza-ville fait neuf morts

Les secouristes dénombrent 15 blessés et affirment que des policiers et des enfants figurent parmi les morts. Le ministère de l'Intérieur voit dans la frappe une tentative de priver le territoire de toute police civile.

Une frappe israélienne sur un quartier général de la police à Gaza-ville fait neuf morts

La direction de la police de Gaza a déclaré que des avions de chasse israéliens ont bombardé mercredi après-midi le quartier général de la police des municipalités du gouvernorat de Gaza, à Gaza-ville, lors d'une attaque menée selon elle avec plusieurs bombes. Les secouristes font état de 9 morts et de plus de 15 blessés, et une source médicale de l'hôpital al-Shifa a indiqué que les morts et les blessés y avaient été transportés. Un premier bilan faisait état de 6 morts, revu à la hausse au fil de l'après-midi.

Des sources médicales locales ont indiqué que des policiers et des enfants figuraient parmi les victimes. Selon des informations locales, plusieurs officiers supérieurs sont également morts, dont la colonelle Faten al-Sahhar, qui dirigeait le département de la police féminine.

Le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité nationale a qualifié la frappe de massacre brutal et affirmé qu'Israël cherche à neutraliser la police afin que le désordre se propage à l'intérieur du territoire. Il a rejeté les motifs invoqués pour l'attaque et estimé que le silence de l'étranger sur les précédentes frappes visant la police, ainsi que l'inaction des médiateurs à leur sujet, avaient rendu celle-ci plus probable.

L'armée israélienne a affirmé avoir frappé des membres du Hamas qui préparaient des attaques contre ses troupes, sans fournir de preuve à l'appui. Le Hamas a rejeté cette version, qualifié la frappe de crime de guerre et estimé que son moment indiquait une volonté d'entraver les médiateurs. Il a averti que la poursuite des attaques contre les services de sécurité civile ouvrirait un vide sécuritaire et a appelé les médiateurs, les garants et Washington à agir.

Le bâtiment touché appartient à la police civile, la force chargée de l'ordre quotidien et non des combats, et c'est là que se noue le différend autour de la frappe : Israël décrit ce qu'il a frappé comme le Hamas, tandis que la police et le ministère de l'Intérieur y voient l'administration qui fait circuler le trafic et maintient l'ordre dans les files d'attente pour l'aide. L'avertissement du ministère porte sur ce qui vient après le bilan plutôt que sur le bilan lui-même : chaque frappe contre cette force laisse moins de monde pour tenir l'ordre dans une ville où il est déjà ténu.

Plus tôt mercredi, une frappe sur une moto a tué un Palestinien au sud du camp de réfugiés de Nuseirat, près du Camp 2, et une frappe avait visé la veille un café sur le front de mer de Gaza-ville. Tout cela est survenu alors que les médiateurs s'efforçaient de faire avancer le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025.