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Politique

Netanyahu poursuit Haaretz pour un article sur les Émirats

Le Premier ministre qualifie l'article de diffamation malveillante, tandis que les forces israéliennes interdisent à des Palestiniens l'accès au village de Beit Iksa, près de Jérusalem.

Netanyahu poursuit Haaretz pour un article sur les Émirats

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé mercredi qu'il porterait plainte contre le journal Haaretz. Il a également demandé l'ouverture d'une enquête pénale au sujet de son article sur les avertissements du président des Émirats arabes unis.

Le chef du gouvernement a décrit l'article publié comme une diffamation malveillante et politiquement motivée visant son cabinet. Il a ensuite ordonné à ses avocats d'engager des poursuites contre le journal et son journaliste Shlomi Eldar au sujet de ces accusations précises.

Netanyahu a ensuite relayé sur le réseau social X un communiqué de son parti, le Likoud. Le texte accuse Haaretz, le chef de l'opposition Yair Golan et d'autres personnalités de se livrer à une ingérence étrangère dans les prochaines élections nationales israéliennes.

Le communiqué affirme que l'ancien responsable palestinien Muhammad Dahlan serait à l'origine de la conversation rapportée. Il assure que Dahlan cherche à faire tomber l'actuel gouvernement de droite parce qu'il rêve de prendre lui-même le contrôle de la bande de Gaza.

Pour y parvenir, Dahlan aurait besoin d'un gouvernement de gauche faible, dirigé par des figures telles qu'Eisenkot et Golan. Selon cette accusation, une telle administration se retirerait de Gaza et la remettrait sous son contrôle personnel.

Par ailleurs, les forces israéliennes ont empêché une trentaine de Palestiniens de rejoindre leurs habitations à Beit Iksa. Ce village situé au nord-ouest de Jérusalem subit depuis de longues années de strictes restrictions de circulation sous administration militaire.

Les habitants affirment que les autorités refusent de délivrer les permis spéciaux exigés pour entrer dans le village. L'accès dépend de cartes magnétiques délivrées par les responsables israéliens, mais certains résidents se le voient refuser en raison de ce que l'État qualifie d'interdiction sécuritaire.