Gaza Gazette
Cisjordanie

Une famille de Silwan contrainte de démolir sa propre maison

Trois autres maisons de la même rue ont fait l'objet d'ordres d'évacuation, dont l'une habitée depuis 1966.

Une famille de Silwan contrainte de démolir sa propre maison
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Le gouvernorat de Jérusalem a indiqué que les autorités israéliennes ont contraint une famille palestinienne à démolir sa propre maison avant l'aube dimanche, dans le quartier d'Ein al-Fauqa à Silwan, au sud de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem occupée, au motif qu'elle avait été construite sans permis.

La maison, de 70 mètres carrés, avait été édifiée il y a environ deux ans et abritait Mamoun Salem Shyoukhi, sa femme et leurs trois enfants.

Le gouvernorat a précisé que des ordres avaient été notifiés la même nuit à trois autres maisons du quartier. Celle de Na'im Maragha, de 40 mètres carrés et habitée depuis 1966, doit être entièrement vidée. Une partie de 40 mètres carrés de la maison de Salah Maragha, qui en compte 68, doit être évacuée. In'am Maragha et sa sœur Rabia ont reçu l'ordre de supprimer une partie de 6 mètres carrés de la leur ; le gouvernorat a indiqué que les deux femmes sont en mauvaise santé.

Au moins 15 personnes vivent au total dans ces quatre maisons.

À Silwan, ce sont couramment les propriétaires eux-mêmes qui doivent procéder aux démolitions, car refuser signifie que la municipalité s'en charge et en facture le coût à la famille, en plus de l'amende. C'est ce coût qui pousse un père à démonter son propre toit, et c'est pourquoi ces dossiers figurent dans les registres comme des mises en conformité et non comme des démolitions.

Le gouvernorat a décrit ces ordres comme s'inscrivant dans une éviction continue des Palestiniens de Silwan. Le motif du permis invoqué pour la maison Shyoukhi est le motif habituel dans ces dossiers, et la version du gouvernorat est la seule versée au dossier pour les quatre cas.