Gaza Gazette
Politique

Syrie et Koweït condamnent la visite de Netanyahu au mont Hermon

Damas et le Koweït dénoncent l'incursion du Premier ministre israélien comme une violation de la souveraineté, tandis que Jérusalem affirme exercer un contrôle absolu sur cette zone stratégique.

Syrie et Koweït condamnent la visite de Netanyahu au mont Hermon

La Syrie et le Koweït ont vivement condamné mercredi l'entrée du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en territoire syrien occupé. Damas a qualifié cette initiative de violation provocatrice de la souveraineté et du droit international. Le Koweït a réclamé une action urgente du Conseil de sécurité des Nations unies pour mettre fin à ces attaques contre le pays arabe.

Netanyahu s'est rendu plus tôt dans la journée dans la zone du mont Hermon occupée par Israël, accompagné du ministre de la Défense Israel Katz. Des observateurs ont vu dans cette manœuvre politique un volet de sa campagne avant les élections à la Knesset prévues le 27 octobre. La visite a suscité de vives critiques des voisins de la région, qui y voient une escalade des tensions.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé ce qu'il a qualifié d'entrée illégale de Netanyahu sur le territoire national. Les responsables ont estimé que cette initiative constituait une violation flagrante de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie. Ils ont averti que la poursuite des incursions israéliennes à l'intérieur de la Syrie marquait une escalade dangereuse, menaçant considérablement la sécurité et la stabilité régionales.

Damas a tenu Israël pour responsable des conséquences de ces actes et a appelé les organisations internationales à agir. Le pays a exhorté les États influents à contribuer à l'arrêt des attaques et à garantir un retour à l'accord de désengagement de 1974. Le Koweït a de même réaffirmé son plein soutien à l'indépendance de la Syrie et à sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire.

Pendant la visite, Netanyahu a affirmé qu'Israël avait établi un contrôle absolu sans précédent sur la zone s'étendant du mont Hermon jusqu'au fleuve Yarmouk. Il a déclaré qu'Israël ne permettrait pas à des forces terroristes de s'implanter près de ses frontières. Katz a laissé entendre qu'Israël entendait maintenir indéfiniment son occupation de cette zone stratégique.

Israël occupe le plateau du Golan syrien depuis 1967 et a annexé unilatéralement ce territoire en 1981. Cette décision n'est pas reconnue par la communauté internationale dans son ensemble. Le ministère jordanien des Affaires étrangères a lui aussi qualifié la visite de violation flagrante de la souveraineté syrienne et d'infraction manifeste aux normes du droit international.