Gaza Gazette
Cisjordanie

Trois familles de Qusra entament un neuvième jour confinées chez elles

Le maire indique qu'environ 13 personnes sont retenues sur place depuis le 9 août, qu'un ordre militaire qui devait expirer dimanche court désormais jusqu'à mardi soir, et qu'une des maisons de la localité sert de caserne.

Trois familles de Qusra entament un neuvième jour confinées chez elles

Le maire de Qusra, Abdul Azim al-Wadi, a déclaré lundi que trois familles palestiniennes du secteur de Jabal Ras al-Ain, dans cette localité située au sud de Nablus, en Cisjordanie occupée, avaient passé un neuvième jour sans pouvoir sortir de chez elles.

Environ 13 personnes se trouvent à l'intérieur de ces maisons, selon le maire, qui a précisé que le confinement avait commencé le 9 août et coupait les familles de la nourriture, de l'eau et d'autres produits de première nécessité. Des employés municipaux, en lien avec des organismes internationaux, leur ont acheminé de l'eau, de la nourriture et de l'électricité dimanche.

L'ordre qui en est à l'origine a été prolongé plutôt que levé. Al-Wadi a indiqué que l'opération militaire devait s'achever dimanche matin et que l'armée a désormais fixé son terme à mardi soir. Les habitants, dit-il, ne dorment ni la nuit ni le jour.

L'armée s'est également emparée d'une maison de la localité pour la transformer en caserne, selon le maire — un usage qui survit à n'importe quel ordre ponctuel, car un bâtiment ainsi converti n'est pas rendu facilement.

Al-Wadi en a lui-même tiré la conclusion : l'armée aurait pu évacuer ou arrêter les colons présents autour de Ras al-Ain si elle l'avait voulu, et son abstention en fait un partenaire de ce qui se passe.

Des organismes palestiniens avertissent depuis des mois que les attaques à Ras al-Ain suivent un schéma visant à y établir un avant-poste et à s'emparer des terres et des maisons alentour. Neuf jours, c'est court pour un siège et long pour un précédent : c'est l'intervalle pendant lequel trois foyers apprennent ce qu'il en coûte de rester, tandis que le terrain voisin est discrètement réagencé.