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La Turquie demande une notice rouge d'Interpol contre Netanyahou

Le ministre de la Justice Akin Gurlek annonce que des mandats d'arrêt ont été délivrés contre le Premier ministre israélien et un second suspect, notamment pour génocide, dans une affaire jugée à Istanbul qui compte 35 accusés et porte sur l'interception en mer d'un convoi humanitaire.

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Le ministère turc de la Justice a demandé au ministère de l'Intérieur de faire diffuser par Interpol des notices rouges visant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et un autre suspect, afin que les deux hommes soient recherchés par les polices étrangères. Le ministre de la Justice Akin Gurlek a annoncé cette demande vendredi.

Akin Gurlek a précisé que des mandats d'arrêt avaient déjà été délivrés en Turquie contre les deux hommes et que les chefs d'accusation retenus comprennent le génocide, les crimes contre l'humanité et la torture. Ces mandats relèvent d'une procédure pénale ouverte devant une cour d'assises d'Istanbul, qui vise 35 personnes, à la suite de l'opération israélienne contre des militants partis acheminer de l'aide à Gaza.

L'affaire remonte à la flottille Global Sumud. En mai, les forces israéliennes ont ouvert le feu sur au moins deux de ses bateaux alors que le convoi tentait une nouvelle fois d'atteindre les côtes de Gaza, après que de précédentes tentatives eurent été stoppées dans les eaux internationales.

Une notice rouge n'est pas un mandat d'arrêt international. C'est une demande adressée par un État membre aux polices de tous les autres, afin qu'elles localisent une personne recherchée et la retiennent le temps qu'une extradition soit examinée, chaque gouvernement restant libre d'y donner suite ou non. Ce que change cette démarche, c'est qu'elle fait passer un dossier jusqu'ici turc dans un circuit où les autres États doivent répondre — et Ankara pousse précisément en ce sens, ayant déjà délivré ses propres mandats liés à la guerre.

Les relations entre les deux gouvernements se sont encore durcies le même jour. Dans un communiqué, la présidence turque a accusé le gouvernement de Netanyahou de recourir à des « manœuvres politiciennes mesquines » et de chercher à présenter la Turquie comme une nouvelle menace.