La présidence turque affirme qu'Erdogan a exhorté Trump à poursuivre les négociations avec l'Iran
Selon le même compte rendu, le président turc a déclaré à Trump que les attaques contre les Palestiniens à Gaza se sont intensifiées depuis l'entrée de son propre plan de paix dans sa deuxième phase.
La présidence turque a indiqué que le président Recep Tayyip Erdogan avait téléphoné lundi au président américain Donald Trump pour le presser de maintenir ouverte la voie des négociations avec l'Iran et de renoncer à l'escalade, et pour mettre Ankara à la disposition de Washington dans tout effort visant à parvenir à un règlement.
Le compte rendu de l'entretien publié par la présidence y inscrit aussi Gaza. Erdogan a dit à Trump que les attaques contre les Palestiniens de l'enclave s'étaient alourdies depuis que le plan de paix parrainé par Trump lui-même est passé à sa deuxième phase — un jugement adressé à l'auteur du plan sur la période de la guerre que ce plan est censé encadrer.
Les deux dirigeants ont également passé en revue l'accord de défense signé par la Turquie avec l'Arabie saoudite et le Pakistan, ainsi que l'état des relations entre Ankara et Washington, selon le même communiqué. Aucun compte rendu de la conversation n'a été diffusé du côté américain.
Erdogan avait exposé séparément la portée de ce pacte, dans un entretien à l'émission Al Muqabala d'Al Jazeera en arabe, diffusé dimanche. Interrogé sur une éventuelle adhésion d'autres États de la région, il a répondu que les portes seraient ouvertes à l'Égypte, ce qui contredit les informations selon lesquelles Le Caire aurait été tenu à l'écart de l'arrangement tripartite.
Ce qu'Ankara propose dans cet appel est un canal plutôt qu'une proposition : aucune condition n'a été rendue publique, et la présidence a évoqué un soutien aux pourparlers, et non un plan qui lui serait propre. L'offre n'en dessine pas moins la place que la Turquie veut occuper — celle de la partie qui transmet les messages entre Washington et Téhéran — à un moment où le détroit d'Ormuz est de fait fermé depuis des mois et où la navigation y est visée.
Pour les Palestiniens de Gaza, le fond de cet appel tient dans la seule phrase sur la deuxième phase. C'est la protestation que huit ministères des Affaires étrangères ont couchée par écrit dimanche, désormais répétée en privé au président dont le plan émane, et elle porte sur une période censée consolider une trêve plutôt qu'alourdir un bilan.