Deux Palestiniens tués dans le nord de Gaza malgré la trêve
Les forces israéliennes ont ouvert le feu à Beit Lahia et visé l'hôpital Kamal Adwan, blessant plusieurs personnes, alors que les violations de la trêve se poursuivent dans toute la bande de Gaza.

Les forces d'occupation israéliennes ont tué deux Palestiniens et blessé plusieurs autres personnes jeudi matin à Beit Lahia. Les attaques se sont produites dans le nord de la bande de Gaza, au milieu de tirs nourris et d'incursions militaires israéliennes. Des sources locales et médicales ont confirmé le bilan, alors que la violence s'intensifie malgré l'accord de cessez-le-feu en vigueur, censé protéger les civils dans cette région dévastée.
Parmi les victimes figurent Hisham Hani Subh et un enfant, tués par des tirs de l'armée. Trois autres Palestiniens ont été blessés près du rond-point Abbas al-Kilani et de l'école Khalifa. L'un des blessés se trouvait dans un état critique après l'avancée de chars israéliens dans la zone du projet de Beit Lahia. Les équipes médicales ont eu du mal à prodiguer des soins tandis que de violents bombardements secouaient les quartiers résidentiels autour de la mosquée Al-Ribat.
Des véhicules militaires israéliens ont également dirigé des tirs nourris vers l'hôpital Kamal Adwan, dans le nord de Gaza. Cette attaque directe a contraint les équipes médicales à commencer immédiatement l'évacuation de l'établissement. Des habitants ont fait état d'incursions terrestres limitées en direction de l'hôpital, tandis que des chars ouvraient le feu au sud de Khan Younis. Un autre Palestinien a été blessé dans un camp de déplacés à l'est de Hamad City, au nord-ouest de Khan Younis.
Ces incidents portent à au moins dix le nombre de nouvelles violations du cessez-le-feu depuis l'aube de jeudi. Ces manquements comprennent des bombardements d'artillerie et des incursions militaires répétées qui aggravent la souffrance humanitaire. Des centaines de milliers de déplacés continuent d'endurer des conditions extrêmement difficiles après un siège prolongé. La poursuite des violences suscite de vives inquiétudes quant à la sécurité des structures médicales encore en activité dans des circonstances extrêmement dangereuses.