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Politique

Londres interdit le commerce des colonies, KCL réintègre un militant

La Grande-Bretagne s'attaque au commerce issu de l'occupation illégale, tandis qu'une université londonienne met fin aux poursuites disciplinaires visant un étudiant militant pro-palestinien de premier plan.

Londres interdit le commerce des colonies, KCL réintègre un militant

Le gouvernement britannique a annoncé mardi l'interdiction du commerce avec les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés. Cette mesure s'aligne sur le droit international et distingue Israël des terres occupées depuis mille neuf cent soixante-sept.

La décision traduit les responsabilités juridiques du Royaume-Uni et fait suite à la reconnaissance de la Palestine. Elle vise à garantir une solution à deux États en s'attaquant au principal obstacle : l'occupation illégale et l'expansion des colonies.

Des détracteurs préviennent que l'interdiction pourrait renforcer les partisans de la ligne dure ou nuire aux juifs britanniques. Ces arguments sont toutefois perçus comme des manœuvres destinées à décourager toute reddition de comptes. Des milliers de juifs britanniques ont en réalité réclamé une action du gouvernement contre les colonies.

Des pays européens, dont l'Espagne et l'Irlande, ont rapidement salué la décision britannique. Plusieurs États avaient déjà pris des mesures similaires. L'interdiction adresse un message clair aux banques et aux entreprises qui profitent de l'occupation.

Par ailleurs, le King's College London a levé la suspension de l'étudiant militant Usama Ghanem. Il avait été sanctionné pour son militantisme pro-palestinien ; la décision intervient au terme d'une campagne juridique et publique d'un an contre l'université.

Ghanem a qualifié ce dénouement de victoire pour les étudiants qui contestent les restrictions. Il a souligné qu'il profitait à vingt-cinq autres étudiants qui risquaient leur diplôme. L'affaire a mis en lumière les inquiétudes suscitées par des limites disproportionnées imposées à la parole politique.

Ghanem est un étudiant égyptien qui a fui les persécutions dans son pays. Son statut migratoire était lié au litige en raison des risques d'expulsion. Sa réintégration crée un précédent pour la protection du droit de manifester des étudiants.