L'OMS : les risques sanitaires à Gaza s'aggraveront avec les pluies
La contamination de l'eau et les cas de maladies augmentent fortement, alors que le froid menace les déplacés entassés dans les camps.

L'Organisation mondiale de la santé a averti que les risques sanitaires dans la bande de Gaza devraient s'aggraver considérablement à l'approche de l'hiver et de la saison des pluies. La plupart des Palestiniens vivent actuellement dans des conditions très difficiles, face à un système de santé exsangue qui peine à répondre à des menaces sanitaires croissantes.
Reinheld van De Weerd, représentant de l'OMS dans le territoire palestinien occupé, a déclaré que la qualité de l'eau et sa contamination restent parmi les menaces les plus graves pour la santé publique. Les habitants continuent de manquer même de la quantité d'eau minimale nécessaire à la vie quotidienne, ce qui crée des conditions de vie dangereuses pour les communautés vulnérables de toute la région.
Les données de l'OMS montrent que la contamination microbiologique des réserves d'eau de Gaza a presque triplé entre janvier et août. Après avoir analysé plus de 6 700 échantillons d'eau, l'organisation a constaté que la part des échantillons contaminés est passée de moins de six pour cent en janvier à plus de dix-huit pour cent en août.
La dégradation de la qualité de l'eau s'est accompagnée d'une forte hausse des cas de diarrhée aiguë. Les cas signalés sont passés d'environ vingt-sept mille en mars à plus de quarante-huit mille en août, ce qui souligne les risques croissants auxquels sont exposés les Palestiniens vivant au milieu d'infrastructures détruites et de systèmes d'assainissement insuffisants.
De fortes pluies pourraient inonder les camps de déplacés et charrier les eaux usées jusque dans les lieux où les gens dorment. L'OMS a réclamé des abris permanents, un accès à l'eau potable et une meilleure gestion des déchets. Le matériel de laboratoire essentiel reste interdit d'entrée à Gaza, ce qui limite la capacité à identifier d'éventuelles épidémies et à y répondre efficacement.