Gaza Gazette
Cisjordanie

Début des travaux pour transformer en école le centre de Qalandia

Des équipes municipales israéliennes sont entrées mercredi dans l'institut de formation professionnelle pour le préparer à leurs propres élèves, tandis que les soldats tenaient le complexe pour un deuxième jour.

Début des travaux pour transformer en école le centre de Qalandia

La municipalité israélienne de Jérusalem a envoyé mercredi des équipes techniques dans le centre de formation professionnelle de l'agence des Nations unies pour les réfugiés, à Qalandia, où elles ont entamé ce qui a été présenté comme des travaux d'entretien et de rénovation, a indiqué le gouvernorat de Jérusalem. L'objectif, selon le gouvernorat, est de préparer les bâtiments à accueillir des élèves dans le cadre d'un projet de complexe scolaire municipal sur le site.

L'armée israélienne a maintenu son emprise sur le complexe, situé à Kafr Aqab, au nord de Jérusalem occupée, pour un deuxième jour. Les soldats s'y sont relayés par roulement et de nouvelles unités ont été amenées vers minuit puis de nouveau à l'aube : les ouvriers sont donc arrivés sur un site toujours sous contrôle militaire.

Le centre a ouvert en 1952, le premier que l'agence ait construit en Palestine. Il accueille environ 270 élèves à la fois dans 16 métiers et forme entre 250 et 300 diplômés par an, tous réfugiés venus des camps de Cisjordanie occupée, et aucun ne paie sa formation. Installer une école municipale dans la même enceinte supposerait de démolir la majeure partie des bâtiments existants, un avertissement que l'agence répète depuis des mois, à mesure que le projet prenait forme.

Mardi, des soldats ont évacué le personnel du complexe, s'en sont emparés et ont hissé un drapeau israélien dans la cour. Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale, a pris part à cette opération et déclaré que l'agence n'avait « aucune place » à Jérusalem ni en Israël.

Tout tient dans l'écart d'un jour. Mardi, le site était tenu par une armée ; mercredi, il était aménagé par une municipalité pour d'autres enfants. L'agence rappelle que les bâtiments sont propriété des Nations unies et bénéficient à ce titre des privilèges et immunités qui s'y attachent.