Ben-Gvir prône le déplacement de Gaza et la mainmise sur Al-Aqsa
Le ministre détaille un plan d'émigration massive tout en promettant de resserrer l'emprise israélienne sur le lieu saint de Jérusalem occupée.

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, figure de l'extrême droite, a promis de continuer à œuvrer pour le déplacement massif des Palestiniens de la bande de Gaza. Il cherche parallèlement à renforcer la souveraineté israélienne sur l'esplanade de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem occupée, par des manœuvres politiques offensives.
Dans un message publié récemment sur le réseau social X, Ben-Gvir a déclaré qu'il ferait avancer son plan « Désengagement 710 ». Cette initiative vise le départ des Palestiniens de Gaza au titre de ce qu'il présente comme une émigration volontaire, avec l'ambition de bouleverser la composition démographique du territoire.
Le plan, dévoilé quelques jours plus tôt, prévoit le départ d'environ 250,000 Palestiniens la première année. Il fixe un objectif de 1.11 million de personnes en trois ans et d'environ 1.86 million en sept ans, soit un bouleversement radical de la démographie régionale.
Ben-Gvir a proposé la création d'un ministère de l'Émigration chargé de piloter cette initiative. Cette structure devrait trouver des pays d'accueil, organiser les itinéraires migratoires et fournir des aides financières, une revendication centrale de son parti dans les futures négociations gouvernementales.
Il s'est également engagé à durcir les conditions de détention des prisonniers palestiniens et à faire adopter une loi autorisant la peine de mort. Ces propos interviennent alors que les actions israéliennes s'intensifient à la mosquée Al-Aqsa, où les autorités ont mené vingt-six incursions pour le seul mois d'août.
Le ministère palestinien des Waqfs a indiqué que ces incursions s'étaient déroulées sous forte protection policière et s'étaient accompagnées de rituels religieux. Les autorités israéliennes continuent d'imposer des restrictions aux fidèles, suscitant des mises en garde contre les tentatives d'instaurer une nouvelle réalité sur le lieu saint.