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Politique

Huit chancelleries accusent Israël du blocage à Gaza

Le communiqué commun qualifie ce refus de reniement d'un plan approuvé par le Conseil de sécurité lui-même et demande à Washington de maintenir la pression — un aveu que les signataires ne peuvent l'imposer eux-mêmes.

Huit chancelleries accusent Israël du blocage à Gaza

Huit ministères des Affaires étrangères — Égypte, Indonésie, Jordanie, Pakistan, Qatar, Arabie saoudite, Türkiye et Émirats arabes unis — ont déclaré dimanche dans un communiqué commun que le rejet par Israël de la feuille de route pour mettre fin à la guerre à Gaza le rend responsable de l'obstruction des efforts de paix.

Les huit ministères ont relevé que les factions palestiniennes avaient déjà accepté cette même feuille de route et ont qualifié ce rejet de reniement direct du plan présenté par le président américain Donald Trump et entériné par le Conseil de sécurité de l'ONU dans la résolution 2803.

Ce qui est rejeté est une séquence, non une déclaration : le démantèlement des armements, le retrait des forces israéliennes, le déploiement d'une Force internationale de stabilisation et la reconstruction de Gaza. Chaque étape y conditionne la suivante, et c'est pourquoi un refus en tête de séquence bloque tout ce qui vient après.

Les signataires ont indiqué qu'Israël avait également rejeté la création d'un État palestinien et ont répété qu'une paix juste et durable passe par une solution à deux États sur les lignes de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale de l'État palestinien.

Ils ont appelé le Board of Peace à prendre des mesures immédiates et concrètes contre cette obstruction et ont estimé qu'un engagement américain soutenu était nécessaire pour obtenir qu'Israël s'y conforme — ce qui donne la mesure que le texte se donne à lui-même. Huit gouvernements, dont plusieurs sont partie prenante de l'architecture régionale du plan, en demandent à un neuvième d'assurer l'application.