Défaite US-Israël, dit l'Iran ; Kristof dénonce un nettoyage ethnique
Téhéran affirme que ses adversaires ont échoué dans leurs objectifs de guerre, tandis qu'un chroniqueur condamne les violences de colons et les démolitions dans les villages de Cisjordanie occupée.

Le porte-parole de l'armée iranienne, le général de brigade Mohammad Akraminia, a déclaré que les États-Unis et Israël avaient subi une défaite majeure lors de leur récente agression. Il a affirmé que les adversaires n'étaient pas parvenus à atteindre les objectifs qu'ils s'étaient fixés durant le conflit. Cette déclaration intervient alors que sont signalées aujourd'hui des violences de colons et des démolitions touchant des communautés palestiniennes en Cisjordanie occupée.
Le général Akraminia a soutenu que l'ennemi était entré en guerre après une série d'erreurs d'appréciation sur l'Iran et ses capacités. Il a souligné que ces erreurs stratégiques avaient conduit à des échecs importants pour les forces attaquantes. Le commandement militaire iranien affirme que sa posture défensive a neutralisé avec succès l'impact recherché par l'agression extérieure contre la souveraineté nationale du pays.
Le porte-parole a énuméré plusieurs objectifs précis que l'ennemi criminel s'était fixés pour son attaque. Il s'agissait de détruire les capacités balistiques et nucléaires de l'Iran, ainsi que de renverser le gouvernement. Akraminia a également relevé que les agresseurs visaient la partition de l'Iran, sans parvenir à atteindre aucun de ces objectifs ambitieux et destructeurs au cours des hostilités.
Il a en outre cité l'incapacité à comprendre correctement le peuple iranien comme un facteur clé du résultat. Il a par ailleurs pointé l'incapacité à anticiper la capacité de Téhéran à contrôler le détroit d'Ormuz. Ces éléments ont été mis en avant parmi d'autres échecs notables qui ont marqué les efforts américains et israéliens tout au long de leur dernière campagne militaire contre l'Iran.
En Cisjordanie, le chroniqueur du New York Times Nicholas Kristof, lauréat du prix Pulitzer, a raconté que des colons israéliens lui avaient barré la route lors de sa visite ce printemps. Il s'est rendu dans des villages palestiniens où des familles peinent à cultiver leurs terres ancestrales malgré les attaques violentes et répétées de colons. Kristof a noté que les colons s'en allaient lorsqu'il tentait de les interroger sur leurs agissements envers les habitants.
Kristof s'est demandé comment qualifier de tels actes autrement que de nettoyage ethnique, au vu des déplacements en cours. Ses propos réagissaient à une vidéo montrant la démolition de Khirbat al-Tabban, à Masafer Yatta, par les autorités israéliennes. Le militant Yehuda Shaul a averti que, sans réaction internationale, des agendas politiques conduiraient à la destruction d'autres communautés palestiniennes dans la région.