Gaza Gazette
Droits humains

Des ONG accusent Israël de cacher le sort des détenus de Gaza

Selon ces organisations, des milliers de détenus restent coupés de leurs familles et de leurs avocats, tandis que des corps ne sont pas rendus aux proches pour l'inhumation.

Des ONG accusent Israël de cacher le sort des détenus de Gaza

À l'occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée, des organisations palestiniennes de défense des droits des prisonniers ont affirmé qu'Israël continue de faire disparaître de force des milliers de Palestiniens de Gaza. De nombreux détenus demeurent totalement coupés de leurs familles, de leurs avocats et des organisations de défense des droits humains, une pratique à l'origine de profondes souffrances.

Ces organisations ont indiqué que cette pratique prive les familles de toute information élémentaire sur le sort de leurs proches, jusqu'à savoir s'ils sont encore en vie. Elles ignorent où ils sont détenus et dans quel état ils se trouvent, dans une incertitude et une détresse qui se prolongent.

Elles ont averti que l'absence de contrôle judiciaire et international crée les conditions dans lesquelles la torture peut avoir lieu. Mauvais traitements et négligences médicales peuvent survenir en toute impunité lorsque l'accès aux lieux de détention et aux prisonniers est refusé aux observateurs.

Les organisations affirment qu'Israël s'appuie sur des dispositifs de détention militaire, doublés de camps de détention, pour restreindre l'accès aux détenus. Cela passe notamment par la qualification des habitants de Gaza de « combattants illégaux » et par l'interdiction faite aux avocats et au Comité international de la Croix-Rouge de leur rendre visite.

Selon les chiffres cités par ces organisations, 1 358 détenus étaient classés par Israël comme combattants illégaux au début du mois d'août 2026. L'identité de 53 des 99 détenus de Gaza morts, selon les informations disponibles, dans les prisons israéliennes a été établie.

Elles ont appelé l'ONU à exiger la divulgation immédiate du lieu où se trouvent les détenus disparus. La communauté internationale doit garantir l'accès des avocats et enquêter sur les informations faisant état de tortures et de décès en détention, afin que les responsables rendent des comptes.