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Politique

Netanyahu veut retirer la citoyenneté aux critiques de l'armée

Le Premier ministre prévoit deux nouveaux projets de loi ciblant ceux qui s'expriment contre les soldats après la diffusion d'un documentaire controversé.

Netanyahu veut retirer la citoyenneté aux critiques de l'armée

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé à retirer la citoyenneté des personnes qui diffament l'armée israélienne. Il a annoncé cette mesure sévère dans une vidéo publiée récemment sur les réseaux sociaux. Cette décision reflète la colère grandissante au sein du gouvernement face aux récents témoignages critiques.

Ses commentaires font directement suite au documentaire intitulé NAZA. Ce film présentait des soldats témoignant de la commission de crimes de guerre à Gaza. Les images ont suscité une vive controverse et un rejet politique parmi les hauts responsables israéliens qui les jugent nuisibles.

Netanyahu a déclaré qu'il présenterait deux projets de loi spécifiques au parlement israélien. La première proposition législative vise à révoquer la citoyenneté de quiconque diffame les soldats. Cette étape représente une escalade drastique dans la manière dont l'État gère les critiques internes de ses actions militaires.

Le second projet de loi frapperait financièrement les critiques en augmentant considérablement les dommages-intérêts. Il propose une multiplication par vingt du montant pour lequel ils peuvent être poursuivis pour diffamation. Cette pénalité financière vise à dissuader les prises de parole publiques qui remettent en cause le récit officiel de l'armée.

Le dirigeant a promis de cibler à la fois les finances et le statut juridique des dissidents. Il a affirmé que ces individus n'avaient pas leur place au sein de la communauté nationale. Ses paroles soulignent une position intransigeante contre la dissidence pendant les conflits et tensions régionaux en cours.

Ces lois proposées signalent un resserrement des restrictions légales sur la liberté d'expression. Les critiques soutiennent que de telles mesures sapent les principes démocratiques au sein du pays. Le débat autour du documentaire continue de diviser l'opinion publique alors que le gouvernement poursuit son agenda.