Des rassemblements dans 19 villes réclameront mercredi l'accès de l'aide à Gaza
Les organisateurs évaluent le trafic quotidien à 100 à 200 camions, contre les 600 inscrits dans le cessez-le-feu.

Osman Nuri Kabaktepe, qui dirige la Plateforme de soutien à la Palestine, a annoncé que des manifestations débuteront à la même heure mercredi dans 19 villes de 19 pays pour demander que la nourriture, les médicaments, les abris et les soins médicaux puissent entrer dans la bande de Gaza.
Il s'exprimait lundi lors d'une conférence de presse organisée à Istanbul par des associations de la société civile turque, aux côtés de Kemal Ozdal, de l'association Sadakatasi, d'Ahmed Goksen, secrétaire général de la fondation humanitaire IHH, et de Mehmet Cengiz, de Deniz Feneri. La date a été choisie pour coïncider avec la Journée mondiale de l'aide humanitaire.
À Istanbul, le rassemblement est prévu sur la place Uskudar, de l'autre côté du Bosphore, sur la rive anatolienne, à 18 h 30 heure locale, soit 15 h 30 GMT.
Selon Kabaktepe, les fournitures réclamées relèvent du droit et non de la charité, et les enfants, les malades et les femmes de Gaza ont de plus en plus de mal à se procurer de la nourriture et des médicaments.
Les organisateurs fondent leur argumentaire sur l'écart entre deux chiffres. L'accord de cessez-le-feu signé le 10 octobre 2025 prévoit 600 camions d'aide par jour ; ils citent des rapports de surveillance internationaux indiquant qu'entre 100 et 200 parviennent effectivement à passer.
Combler cet écart n'est pas seulement une question d'autorisations. L'Observatoire euro-méditerranéen des droits de l'homme a averti que le système de transport routier de Gaza s'est lui-même effondré : sur une flotte d'environ 1 200 camions avant la guerre, il estime qu'un quart environ roule encore, que plus de 20 chauffeurs ont été tués et 15 détenus, et que les véhicules de remplacement comme les pièces détachées restent bloqués à l'extérieur. Même un ordre de tripler les flux dès demain se heurterait au manque de camions pour les acheminer et de chauffeurs pour les conduire.
La campagne est également menée en ligne, avec des publications coordonnées au moment des manifestations, et les organisateurs annoncent d'autres actions dans les semaines à venir.