Obus sur une maison à Khan Younis, une femme blessée à Nuseirat
Trois autres personnes avaient été blessées la veille à Khan Younis et un enfant a été touché par une explosion au nord de la ville de Gaza, alors que le feu s'est abattu deux nuits durant sur des rues de camp et des quartiers résidentiels.

Une femme a été blessée par des tirs à balles réelles vers minuit, vendredi, à la lisière nord-est du camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de Gaza, à proximité de la rue Al-Da'wa, ont indiqué des sources locales.
Ces mêmes sources ont indiqué que des obus d'artillerie avaient frappé une maison du quartier d'Al-Amal, à l'ouest de Khan Younis, dans les heures qui ont suivi. La maison appartient aux familles Abdel Jawad et Safi. Aucun bilan n'a été communiqué sur d'éventuels blessés.
Des bombardements ont également été signalés au nord-est du camp de Bureij, au centre de la bande de Gaza, au sud-ouest de Khan Younis et à l'est de la ville de Gaza, accompagnés de tirs nourris de véhicules militaires à la lisière sud de Khan Younis et de fusées éclairantes au-dessus d'Al-Qarara et du sud de la ville.
La veille, trois personnes avaient été blessées par balles à Khan Younis. Deux d'entre elles ont été touchées à Batn al-Sameen, dont une grièvement, et une troisième près de la compagnie de télécommunications, au rond-point Abu Hamid, à l'est de la ville. Le même jour, l'artillerie a frappé l'est de Jabalia al-Balad et le quartier d'Al-Tuffah, et une unité israélienne a pénétré dans le secteur d'Al-Jawani, à Beit Lahia, aux premières heures de vendredi, sous un feu de couverture nourri et avec des avions de surveillance dans le ciel.
Un enfant a été blessé au cours de la même période lorsqu'une munition israélienne a explosé près d'Al-Safatawi, au nord de la ville de Gaza, tandis qu'un drone ouvrait le feu à l'ouest du camp de Jabalia.
Aucun des lieux cités n'est une ligne de front. Une rue de camp au centre de Gaza et un quartier résidentiel à l'ouest de Khan Younis font partie des zones où la population a été invitée à rester, et une famille qui s'y trouve n'a nulle part où reculer. C'est la forme que prennent la plupart de ces incidents : non pas des combats sur une ligne de démarcation, mais des obus et des balles qui arrivent là où les familles se sont réfugiées, une ou deux personnes blessées à la fois, lors de nuits qui ne sont par ailleurs consignées comme rien de particulier.
Les chiffres du ministère de la Santé publiés samedi font état de 1,283 personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, et de 4,248 blessés. Le nombre de corps retrouvés au cours de ces mêmes mois s'établit à 813, inchangé par rapport à la veille. Depuis octobre 2023, le ministère a recensé 73,417 personnes tuées et 174,360 blessées.