Étude : des parcs modifient l'identité des terres palestiniennes
Une étude affirme que les espaces verts dissimulent les vestiges de villages et remodèlent la mémoire historique dans les zones occupées.

La Fondation internationale Al-Quds a publié une étude qui examine comment les forêts et les parcs sont utilisés pour modifier la géographie et l'identité de la terre palestinienne. Rédigé par Ali Ibrahim, le travail analyse les projets de plantation d'arbres dans les zones occupées.
Intitulée « Judaïsation verte », l'étude explore les dimensions politiques de l'aménagement paysager. Elle soutient que l'occupation israélienne intègre la création de forêts à des politiques visant à remodeler la terre palestinienne par la saisie légale et la transformation physique du paysage.
Le processus commence souvent par la confiscation de terres au moyen de mécanismes administratifs. Il s'achève par des transformations physiques qui donnent aux lieux une nouvelle identité tout en effaçant leur histoire palestinienne. La végétation contribue à masquer les vestiges de villages et de sites détruits.
Le paysage palestinien d'origine devient ainsi de plus en plus difficile à reconnaître. L'étude affirme que ce qui apparaît comme un paysage naturel peut dissimuler les traces de communautés. Les forêts ne doivent pas être considérées uniquement comme des initiatives environnementales, hors de tout contexte.
L'étude se concentre sur Jérusalem, où les espaces verts revêtent une portée politique. Elle examine les parcs bibliques aménagés autour de la vieille ville et de la mosquée Al-Aqsa. Ces espaces intègrent une symbolique religieuse associée au récit israélien et à la conception urbaine.
Entourer ces sites de la sorte renforce une lecture israélienne de l'histoire. Cela marginalise le caractère palestinien de la zone. La fondation a déclaré qu'il était essentiel de documenter ces pratiques, alors que les politiques modifiant la nature de la terre se poursuivent malgré les difficultés régionales en cours.