L'ONU alerte sur les risques civils sous les frappes à Gaza
La pénurie d'aide et la poursuite des attaques entravent les préparatifs face aux inondations, alors que le bilan s'alourdit malgré l'accord de cessez-le-feu d'octobre 2025 dans l'enclave.
L'Organisation des Nations unies s'est déclarée vivement préoccupée par les frappes aériennes israéliennes qui se poursuivent à Gaza. Son porte-parole, Stéphane Dujarric, a mis en garde contre leurs effets dévastateurs sur les civils et les hôpitaux. Cette alerte intervient après la poursuite des attaques militaires malgré le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.
Dujarric a souligné que les installations civiles ne doivent jamais être visées. Il a évoqué des informations récentes faisant état de morts, dont un jeune enfant. Une frappe israélienne a également endommagé l'enceinte de l'hôpital Al-Aqsa, à Deir al-Balah. La protection des infrastructures demeure une priorité essentielle pour l'organisation.
Des responsables sanitaires locaux ont fait état de deux Palestiniens tués dimanche à Deir al-Balah. Un garçon de trois ans figure parmi les victimes. Des frappes menées le lendemain ont tué au moins cinq autres personnes dans la région. Des sources médicales ont confirmé ce bilan sur fond d'escalade de la violence.
Deux personnes sont mortes près d'un parc municipal dans la ville de Gaza. Des familles déplacées se pressaient dans le secteur au moment de la frappe. Une autre attaque contre un véhicule dans l'ouest de la ville de Gaza a fait trois morts. Ces épisodes illustrent le danger imprévisible auquel les habitants sont exposés chaque jour.
Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, 1 318 Palestiniens ont été tués. 4 375 autres personnes ont été blessées au cours de cette période. Les équipes de secours ont retiré des centaines de corps des décombres. Le bilan total depuis octobre 2023 dépasse soixante-treize mille morts.
L'insuffisance de l'aide entrave les préparatifs pour la saison des pluies à venir. Les agences manquent de carburant et d'engins lourds. De nombreuses familles déplacées vivent toujours sous des tentes exposées au risque d'inondation. L'ONU a averti que les conditions humanitaires se dégradent rapidement.