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L'ONU alerte : Gaza reste dangereuse malgré le cessez-le-feu

Vingt-quatre Palestiniens tués en cinq jours, alors que l'ONU rejette les justifications israéliennes des frappes en cours.

L'ONU alerte : Gaza reste dangereuse malgré le cessez-le-feu

L'ONU a averti vendredi qu'aucun lieu ni aucune personne n'est en sécurité à Gaza. Cette alerte intervient près d'un an après un cessez-le-feu déclaré ayant mis fin aux hostilités. Les attaques israéliennes persistantes continuent de faire de lourdes pertes dans l'enclave assiégée.

Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU a confirmé que vingt-quatre Palestiniens ont été tués entre le 28 août et le 1er septembre. Parmi les victimes figuraient quatre enfants et une femme. Vingt et une de ces personnes ont péri dans des frappes aériennes israéliennes directes au cours de cette période.

L'agence a rejeté avec force les justifications avancées par Israël pour cette violence continue. Elle a souligné que l'affirmation de viser des objectifs licites ne dispense pas l'armée de ses obligations. Le droit international humanitaire oblige toujours Israël à protéger effectivement la vie des civils.

Israël doit prendre toutes les précautions possibles pour éviter des pertes parmi les non-combattants. Le communiqué a averti que des violations systématiques aggravent une insécurité totale dans toute la région. Ces agissements sapent le cadre fragile destiné à protéger les populations vulnérables à Gaza.

Parmi les dernières victimes figurent celles d'un raid mené à Al-Katiba, à l'ouest de la ville de Gaza, le 1er septembre. Une fillette de trois ans et un garçon de treize ans ont été tués. Un homme de trente et un ans et une femme de quarante-neuf ans sont également morts dans l'attaque.

Le constat souligne un effondrement humanitaire grave, aggravé par des attaques incessantes. Des millions de personnes manquent cruellement d'abris et de fournitures médicales de base. La contamination des infrastructures d'eau et la perturbation des opérations de secours mettent chaque jour davantage en danger les Palestiniens déplacés.

L'ONU a réclamé l'arrêt immédiat des violences et une pleine responsabilité juridique. Elle a déclaré que le cessez-le-feu n'existe que de nom pour des millions de personnes vivant au milieu des ruines. Aucune zone sûre ne subsiste aujourd'hui dans la bande de Gaza.