L'ONU alerte : Gaza reste dangereuse malgré le cessez-le-feu
Vingt-quatre Palestiniens ont été tués dans de récentes attaques israéliennes, poussant l'ONU à réclamer des comptes et la fin des violences.

Près d'un an après l'annonce d'un cessez-le-feu, les Nations unies avertissent qu'aucun lieu ni aucune personne n'est en sécurité à Gaza. Les attaques israéliennes persistantes continuent de faire de lourdes pertes dans l'enclave assiégée, malgré la trêve déclarée. Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU a indiqué que vingt-quatre Palestiniens ont été tués en seulement cinq jours, entre fin août et début septembre. Cette violence continue met en évidence la fragilité de la situation actuelle et les risques graves auxquels les civils sont exposés chaque jour.
Parmi les victimes de cette période figurent quatre enfants et une femme. Vingt et un des vingt-quatre Palestiniens ont été tués directement dans des frappes aériennes israéliennes. Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU a souligné que la poursuite de personnes considérées comme des cibles militaires légitimes ne dispense pas Israël de ses obligations au regard du droit international. Il a insisté sur le devoir de protéger les civils palestiniens et sur leur droit fondamental à la vie, dans un contexte d'hostilités persistantes et de destructions généralisées.
Le premier septembre, un raid israélien dans l'ouest de la ville de Gaza a tué une fillette de trois ans et un garçon de treize ans. Un homme de trente et un ans et une femme de quarante-neuf ans ont également péri dans cette attaque, accompagnée de frappes aériennes. L'ONU a mis en garde contre les préjudices causés aux civils par des éléments armés palestiniens opérant avec le soutien d'Israël. Ces incidents précis illustrent le danger immédiat qui pèse sur les familles vivant dans des zones soumises à de fréquentes opérations militaires et à des campagnes de bombardements aériens.
L'ONU a appelé à mettre fin à l'effusion de sang et à rendre des comptes pour les homicides illégaux. Des millions de Palestiniens manquent cruellement d'abris et de fournitures médicales de base, tandis que l'accès humanitaire reste limité. L'agence a déclaré que le cessez-le-feu n'existe que de nom, les violations systématiques aggravant l'insécurité dans toute la région. La perturbation continue des opérations de secours expose la population à de graves dangers, dans un contexte de destructions massives et d'infrastructures d'eau contaminées.