La Chambre US vote une loi contre les universités boycottant Israël
Le texte vise les établissements qui limitent les voyages étudiants ou soutiennent le mouvement BDS, un message politique fort envoyé depuis Washington.

La Chambre des représentants des États-Unis a adopté une proposition de loi portée par les républicains qui impose des sanctions aux universités participant à des boycotts d'Israël. Le texte vise également les établissements qui empêchent leurs étudiants de se rendre dans le pays. Ce vote important a été acquis par deux cent trente-sept voix contre cent soixante-neuf. La proposition doit désormais être examinée par le Sénat, chambre haute du Congrès, qui pourrait l'approuver à son tour.
La représentante républicaine Virginia Foxx a déclaré que la gangrène antisémite avait rongé les campus universitaires et devait être éradiquée totalement. Elle a souligné que la Chambre avait adressé aujourd'hui un message clair aux établissements d'enseignement supérieur du pays. Ses propos ont mis en avant la nécessité, selon elle, de conséquences strictes pour les institutions académiques qui choisissent de céder aux pressions extérieures. Le texte entend répondre à ce que ses partisans décrivent comme une hostilité croissante, dans les universités, envers certaines orientations de politique étrangère.
Le Protect Economic and Academic Freedom Act vise spécifiquement les établissements qui soutiennent le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS). Ses promoteurs affirment que ce texte bipartisan obligera les universités à rendre des comptes sur leurs décisions administratives en matière de relations internationales. La proposition entend garantir que les libertés économiques et académiques soient protégées de ce que les élus considèrent comme des campagnes politiques coercitives. Elle traduit un effort concerté des dirigeants républicains pour peser sur le débat autour de l'enseignement supérieur et des alignements de politique étrangère.
Alors que le texte poursuit son chemin vers le Sénat, il bénéficie d'un soutien substantiel de la Chambre malgré les divisions partisanes. Ce vote reflète les débats en cours sur la liberté d'expression, l'indépendance académique et la solidarité internationale au sein des universités américaines. Détracteurs comme partisans suivent de près le parcours du texte lors des prochaines étapes du processus législatif fédéral. L'issue déterminera si de nouvelles sanctions financières s'appliqueront aux établissements d'enseignement engagés dans certains boycotts politiques.