Quatre frappes sur une base d'Idlib, Washington dénonce une escalade
Les premiers comptes rendus ne désignaient aucun auteur ; l'attribution à Israël est venue d'un communiqué de Washington, qui s'est dit profondément préoccupé par le raid contre une base frappée pour la dernière fois sous l'ancien gouvernement.
Tom Barrack, envoyé spécial du président américain pour la Syrie et l'Irak, a déclaré que les frappes israéliennes sur Abu al-Duhour, un aérodrome militaire du nord-ouest de la Syrie, constituaient une « escalade inutile » qui ne contribue en rien à la stabilité de la région.
Il a écrit sur X que Washington était profondément préoccupé par ces attaques et encourageait toutes les parties à privilégier un « discours logique » plutôt que de nouveaux incidents militaires.
Il avait été rapporté plus tôt mardi que quatre frappes aériennes avaient visé l'aéroport, situé dans la campagne est d'Idlib, dans le nord du pays. Ce récit ne désignait aucun auteur. Il décrivait le raid comme le premier du genre contre cette base depuis la chute du gouvernement Assad en décembre 2024.
Aucun des deux récits n'a donné de bilan humain ni précisé ce qui avait été endommagé au sol.
L'élément inhabituel tient à l'origine de la protestation. Un envoyé américain en fonction a désigné Israël comme responsable alors que les premiers comptes rendus des frappes n'en attribuaient la responsabilité à personne, et il l'a fait dans les termes d'une plainte plutôt que d'une simple inquiétude exprimée entre alliés.