Le Royaume-Uni défie l'ordre israélien de fermer son consulat
Des avis juridiques suggèrent qu'Israël n'a pas l'autorité pour fermer le consulat de Jérusalem-Est alors que le ministre des Affaires étrangères examine toutes les options diplomatiques.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Ed Miliband a confirmé que son gouvernement envisageait de défier l'ordre israélien de fermer le consulat à Jérusalem-Est. Les fonctionnaires examinent toutes les options pour empêcher la fermeture prévue le 8 octobre. Cette directive constitue une représaille contre les récentes sanctions britanniques sur les biens provenant des colonies israéliennes, annoncées plus tôt ce mois-ci.
L'ancien procureur général Dominic Grieve a conseillé qu'Israël ne détenait aucun droit légal pour fermer la mission. Il a soutenu que l'établissement se trouve en territoire palestinien occupé, reconnu par l'ONU et la plupart des États. Grieve a déclaré qu'Israël ne peut prétendre exercer un contrôle souverain sur Jérusalem-Est tout en agissant simplement comme une puissance occupante.
Grieve a exhorté à engager des contestations juridiques pour préserver la position du Royaume-Uni sur le statut final indéterminé de Jérusalem. Il a noté que le maintien du bureau ouvert ne concède pas la souveraineté à Tel Aviv. L'avis souligne que les envoyés britanniques ne sollicitent pas d'accréditation auprès d'Israël, il n'y a donc aucune accréditation à retirer ou annuler.
Miliband a qualifié la fermeture potentielle de moralement répréhensible et préjudiciable au travail vital de soutien communautaire. Il a rappelé que la mission britannique date de 1838 et fonctionne séparément de l'ambassade à Tel Aviv. Bien qu'une expulsion physique soit peu probable, Israël pourrait empêcher les diplomates de revenir après leurs congés ou harceler les membres vulnérables du personnel local.
Le ministre des Affaires étrangères a condamné les actions israéliennes à Gaza et en Cisjordanie, les qualifiant de tache mondiale. Il s'est engagé à assortir ses paroles d'actions contre les abus et l'occupation illégale. Malgré un cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, les attaques ont continué, tuant plus de 1 400 Palestiniens. Une enquête de l'ONU avait auparavant trouvé des preuves de génocide contre les Palestiniens à Gaza.